Sunday, November 22, 2020
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Notre Bleu et Rouge en cette victoire magnanime du Bleu sur le Rouge !

Tweet Nom de bleu ! Au bercail, la facture est salée, pimentée, encrassée; le vase de la pourriture et de la…

By Rezo Nodwes , in ACTUALITÉS , at November 21, 2020 Tags: , ,

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Nom de bleu ! Au bercail, la facture est salée, pimentée, encrassée; le vase de la pourriture et de la torture est saturé dans une déconfiture démesurée. Dans les mêmes conjectures assorties de conjonctures favorables à la métamorphose de dealers en leaders, les infrastructures, les structures et les superstructures ne peuvent que se dénaturer.

De l’autre côté de la diagonale de notre Hémisphère obliquée, que la victoire se festoie dans le camp  bleu ou le camp rouge, notre bicolore ne fera que rougir tant que les interlocuteurs internes ne soient à la hauteur de défendre notre image, notre or bleu, or rouge, or noir et or gris. Autant cesser de lésiner à se résigner dans une malédiction de nivellement par le bas pour enfin mettre le cap sur le nouveau paradigme salvateur qui requiert que carton rouge soit brandi à l’incompétence et à l’arrogance.  

Pour que les enfants recommencent à voir la vie en rose, nous devons dérouler tapis rouge pour accueillir la science et la décence aux axes stratégiques de la république. « Quand la politique veut, l’économie peut ».

Samedi 21 novembre 2020 ((rezonodwes.com))– A travers monsieur Trump dans son allure maladroite et son rire jaune, le rouge incarnait l’esprit de division, la tromperie, la misogynie, l’hypocrisie, la xénophobie. Les cols blancs comme les cols bleus ont subi les frappes percutantes de la turbulence installée au Bureau ovale après l’ère calme vécue dans la classe avec la lignée exquise des Obama.

En contrepartie du sacrifice monstre consenti par les hôpitaux, l’université et la recherche qui visent à décovider la planète, le capitaine narcissique des rouges a plutôt lancé des boulets rouges à des sommités, des infirmières et médecins qu’il ose accuser d’affairistes. L’inélégance, l’indécence et la condescendance trumpistes ont été encore plus sévères envers les nations « partenaires ».  Ce n’est pas demain la veille que l’étiquette de « Shithole » au rouge grenat – que ce primate politique a accolée à notre Haïti au cours de l’une de ses interventions cavalières – s’effacera dans notre mémoire. À leurs tombeaux panthéonisés, nos ancêtres ont certainement vu rouge à cette marque d’ingratitude vécue comme des coups de couteaux perçants reçus d’un condescendant sans révérence pour la descendance.

En effet, l’équipe de Joe Biden, surtout à travers sa colistière Kamala Harris qui fort souvent invoque Haïti dans ses prises de parole concernant les pays partenaires en difficulté, nourrit notre espoir dans un potentiel rayonnement de notre Bleu et Rouge sur la scène internationale. Tout en souhaitant le plus grand succès à ce couple présidentiel historique, un homme blanc et une femme noire, nous faisons le vœu qu’Haïti en soit sortie grandie, embellie, rajeunie et bien garnie.

Cependant, pour qu’Haïti puisse tirer son épingle du jeu et changer les indicateurs économiques et sociaux aujourd’hui au rouge vif, il lui faut des interlocuteurs politiques dignes et compétents. Car, peu importe la couleur que prend la politique américaine ou celle de toute autre nation partenaire, les opportunités ne nous arriveront jamais de l’extérieur, comme s’il existerait à l’étranger une main magique, un cerveau et des acteurs qui définissent les lignes de nos besoins prioritaires. Non, cela ne se passe pas de la sorte sur la planète bleue.

A travers un  virage vers l’autodétermination, une nation souveraine doit pouvoir planifier ses politiques publiques et élaborer des objectifs clairs de développement soutenable au profit de la collectivité.  Il revient à Haïti de bien identifier ses partenaires, les mobiliser et enclencher les étapes nécessaires pour faire bouger les lignes de négociation à ses avantages. Tout projet de coopération factice de type prêt-à-porter, contraire au processus participatif, inclusif et intégré, conduit toujours à des catastrophes. Haïti ne cessera d’être la lanterne rouge de la région si les acteurs politiques nationaux sont incapables d’influencer le fil rouge des arguments diplomatiques et géostratégiques.

L’autodétermination, la clé de voûte pour freiner la banqueroute

En des consultations pointues, via des yeux de lynx et l’engagement patriotique de la matière grise, un acteur politique au sommet doit pouvoir décider de prendre l’option d’entrer ou de sortir en des coopérations avec des partenaires étrangers. C’est ce que Mandela a su faire au profit de l’Afrique du Sud. C’est ce qu’opère actuellement Paul Kagame au bénéfice du Rwanda.

L’autodétermination est cruciale pour que le développement soit véritablement endogène et donc soutenable. L’amitié sincère et l’intérêt supérieur d’une nation peut même nécessiter qu’elle agite le chiffon rouge dans le souci de défendre les ressources du sol, du sous-sol et de la mer et aussi d’exiger réparation et restitution là où le crime a été perpétré. A cet effet, les milliers de décès du choléra causés par les casques bleus de l’ONU en 2010, tout comme la sinistre rançon de la dette de l’indépendance imposée par la France à Haïti en 1825, doivent être exposés sur le tapis pour qu’il y ait des suivis de justice qui constituent le référentiel de la modernité.

Nous admettons que certaines oreilles peuvent se révéler plus attentives aux desideratas d’un voisin dans le besoin ou victime d’abus séculaires. Individuellement, il existe des regards qui nous inspirent à mieux nous exprimer, même à travers quelques gestes d’approbation, d’écoute active ou de refus qui ne s’opèrent pas dans la condescendance. C’est sans conteste ce qu’espère un diplomate en ayant en face de lui un interlocuteur de la trempe de Barrak Obama, à l’opposé d’un Trump qui triomphe dans les pratiques d’humilier, de sous-estimer et de faire perdre à son vis-à-vis toutes ses idées lumineuses et toute sa capacité de persuasion.

J’imagine comment un couple Biden-Haris, de par leur formation académique, leur éducation et leurs riches expériences politiques, saura discuter dans le respect et dans un esprit de discernement avec des protagonistes, peu importe la nation, la couleur, le genre, l’appartenance politique ou religieuse. Le triomphe étoilé du Bleu sur le Rouge a déjà marqué la victoire de la logique sur le sophisme, de la science sur l’ignorance et de la lumière sur les ténèbres. A l’aube de 2021,  les Etats-Unis vont marquer un déclic politique où la rhétorique et la dialectique reprendront leur place pour supplanter les slogans creux et les agendas vides. Question d’externalités positives, ce sera déjà des avantages énormes pour l’humanité tout entière.

Ayons par contre à l’esprit que quelque généreux que puisse être un bon samaritain qui vous viendrait en aide, si vous ne savez pas vous-même définir vos propres objectifs, vos rêves et votre vision, alors vous ne pourrez jamais bien tirer votre épingle du jeu dynamique des négociations.

Qu’il me soit permis de paraphraser l’historien Michel Sukar pour vivement réitérer qu’il faudrait aux postes clés de la cité des hommes et des femmes politiques dotés de colonnes vertébrales idoines, capables d’argumenter dans l’intérêt collectif un « Non » ou un « Oui, mais ». Il nous faut bannir cette approche tête baissée et échines courbées, exprimée dans le « Oui » monsieur le Blanc, peu importe les enjeux, les anti-jeux et les coups bas qui en résultent.  Chapeau bas pour le Cuba qui a su résister en lançant « A bas ! » aux ingérences de Là-bas dans ses affaires internes.

C’est cette attitude rectiligne qui nous manque dans la gouvernance de nos institutions, notamment à nos élections qui nous plongent en permanence en des crises politiques multiformes. Cette fois-ci, que les têtes brulées et les têtes de pioches de l’amitié internationale hypocrite cessent de fourrer leurs yeux bleus et leurs nez allongés pour chavirer la barque nationale comme un Titanic effondré à la grande bleue.

Le constat navrant d’une société atomisée en miettes morceaux

Des familles sinistrées par une misère atroce à qui quelques grains de blés ni même des morceaux de bananes pourries ne sont offerts qu’en une caravane de promesses fallacieuses, les enfants ne voient que du bleu. Gangs fédérés, fédération humiliée, exécutif badigeonné,  législatif sclérosé, église désacralisée, famille désagrégée, fillettes à fleur de l’âge dépucelées, bidonvilles squattérisés, police fantomisée, entrepreneurs décapitalisés, professionnels kidnappés, jeunes séquestrés, têtes décapitées, cœurs arrachés, matière grise déguerpie, bâtonnier dorvalisé, étudiants lâchement assassinés, des alertes rouges sont constamment signalées.

Dans cette dynamique apocalyptique d’aucune ligne rouge dressée par la police et la justice pour stopper l’hémorragie, les bandits l’ont presque emporté sur tapis vert. Baptisé de but en blanc, comme à une fête de bleu, du feu et du sang criminel du Fantom 509 vert de rage prétextant une modique revendication de 25 mille gourdes sur leurs cartes de débit, très peu probable que le chef tout neuf de la PNH saura satisfaire le discours feu violet « abrakalabra » du PM de facto qui fantasme des gouyad « chawa pete » de fin d’année avec TonyMix.

Cette institution de la police autrefois à la peau lisse, est transformée en une peau de chagrin, car entachée d’infiltration criminelle. Le spectacle fantomatique offert par la troupe de Léon Charles représente une réponse ferme au premier ministre de facto gris sous l’effet d’un bakara qui réclamait le ticket pour une danse en des acrobaties en bikini « Atè Plat », «Ti Mamoun » et «  Ti-Sourit » dans les zones prises en otage gouvernées par la « belle famille » G9 et Alliés fédérée et nourrie par le pouvoir.

Sur liste noire, activement recherché par la PNH, comme une bête noire ; pourtant Babekyou est plus efficace que la force de l’ordre. Le bandit notoire aurait mis la patte sur d’autres bandits « wanted » qu’il a livrés à la PNH mano à mano. Jeu de poker menteur !

Pas nécessaire d’interpeller la magie noire ou la magie blanche pour percevoir dans une clarté obscure les velléités maléfiques qui se cachent dans cette boîte noire politique sécurisée par une insécurité multifactorielle. Les imposteurs et usurpateurs hallucinent de gouverner dans le noir ad vitam aeternam. La bulle officielle étant leur seul espace vital, ils créent à dessein une peur bleue pour contrecarrer les uppercuts, apchaghis et bichaghis du Petrochallenge.

Cela devient un secret de polichinelle car le pot aux roses a été découvert  à travers les aveux des sans-aveux alimentés par des caisses noires de l’exécutif dépravé qui ont avoué qu’ils sont les artisans du crime et du kidnapping en raison des arriérés ou de la rupture de leurs « salaires » par une présidence ignoble qui les finançait régulièrement.

A défaut d’avocats marron pour les rendre plus blanches que la neige, ces figures politiques défigurées dans les actes odieux, enracinées par une éminence grise criminelle, accordent carte blanche à un banditisme à leur service, rémunéré de leur caisse noire qui semble aujourd’hui épuisée.

Pas que nous voyons les choses en noir, mais la réalité est que le ver est dans le fruit, de Rameau Normil à Léon Charles, il semble que c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Aucun Lago sous la domination de ces Mawozo ni aucun barbecue à préparer par des cordons bleus n’est possible dans ce contexte de peur bleue provoquée par les détraqués Babekyou, Kakout, Lanmo-5-Segond, Lanmo-100-Jou, Gwovan, Ti-Lapli, des monstres échappés au contrôle d’un exécutif complice et receleur qui protège sous son jupon le kidnapping, le crime financier et humain. De ce leadership « abrakalabra » d’un exécutif sans « koutcha » et ivre dans le barbancourt et le bakara, cette période de Noël s’annonce sombre pour les familles non-alliées et non-alignées à la connivence officielle et officieuse G-9 et fous-Alliés.

Au cours des derniers jours de la mandature de ce régime politique en déconfiture, notre nation est acculturée et déculturée dans l’inculture, l’imposture et des écritures de décrets pervers, à l’envers, de travers, diffusés à titre de revers de la médaille de la protection et de la promotion des valeurs. Notre société évanouie sollicite une bouffée d’oxygène pour respirer un air frais de résurrection.

O ! Belair, qu’as-tu fait pour qu’aujourd’hui le mauvais-air et des bougies de malédiction soient soufflés aux fesses de tes enfants, obligées de s’exposer à la belle étoile en haillons à un Champ de Mars puant et répugnant ! Peut-on espérer que le PM de facto y apportera l’opium TonyMix pour consoler les déshérités dans les « gouyads » de défoulement en réponse à la famine acide qui déshonore Occide Gentil ? Aucun brin de lumière à l’horizon !

Les pratiques louches de signature de contrats surfacturés et pluri-facturés – inaugurés par les primates politiques dépourvus de triture et de stature, issus de cette dernière décennie de bêtises ancrées dans une médiocratie arrogante – doivent décidément rendre les derniers honneurs. Il nécessite au pays un plan de restructuration dans la perspective de dessiner un tableau reluisant de caricature de convivialité et de peinture bien huilée qui assure la ligature entre la compétence et la décence dévouées au service de la luminescence et de l’indulgence.

S’il est vrai que les institutions ont bien joué leur partition, le cachet historique des présidentielles américaines qui rehaussent la légitimité nationale et internationale des élus, réside dans l’euphorie, la passion et la détermination de l’électorat qui a exercé son droit civique avec fougue.

Il vient le temps de clôturer sous notre ciel bleu cet épisode de drame et de tragicomédie à teinture diabolique pour enfin emprunter la phase de la caricature de nature à inspirer la jeunesse et les familles. Ce n’est certainement pas avec des cerveaux détraqués qu’un Etat doué de raison fasse des alliances.

En cette phase de la démence de la raison, la vigilance doit s’atteler à défier toute perfidie qui ose se déifier afin de réédifier la fierté nationale. Les forces vives doivent brandir des cartons rouges ; tenir leurs plumes, marqueurs, peinture ;  utiliser les réseaux sociaux et fouler le macadam pour crier à haute voix : Non. Nou Fout Bouke ! Il faut que quelque chose change !

(Restez branchés pour les prochains articles traitant du même sujet)

Carly Dollin

carlydollin@gmail.com 

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