Friday, November 20, 2020
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La Société Civile doit favoriser la Transition Fondatrice pour la Nouvelle Haïti (HAYTI)

Tweet « Certaines vérités ne nous paraissent invraisemblables que, tout simplement, parce que notre connaissance ne les atteint pas. » (Amadou Hampate…

By Rezo Nodwes , in ACTUALITÉS , at October 13, 2020 Tags: ,

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« Certaines vérités ne nous paraissent invraisemblables que, tout simplement, parce que notre connaissance ne les atteint pas. » (Amadou Hampate Ba)

« L’explosion n’aura pas lieu aujourd’hui. Il est trop tôt ou trop tard. Je n’arrive point armé de vérités décisives. Ma conscience n’est pas traversée de fulgurances essentielles. Cependant, en toute sérénité, je pense qu’il serait bon que certaines choses soient dites. Ces choses, je vais les dire, non les crier. Car depuis longtemps le cri est sorti de ma vie. Et c’est tellement loin. Pourquoi ecrire cet ouvrage ? Personne ne m’en a prié. Surtout pas ceux à qui il s’adresse. Alors ? Alors, calmement, je réponds qu’il y a trop d’imbéciles sur cette terre. Et puisque je le dis, il s’agit de le prouver. » (Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs.)

Lundi 12 octobre 2020 ((rezonodwes.com))– Chers compatriotes, j’assume ce que j’écris aujourd’hui tout en sachant que les ennemis internes de la nation haytienne seront mécontents. Quand je parle d’ennemis internes, je vois les politiciens traditionnels qui se livrent à la politicaillerie ; les intellectuels en chaise longue qui ne font aucune proposition et qui sont toujours en mode observation ; la classe d’affaires et les pions étrangers placés au pouvoir par les ennemis au niveau de la communauté internationale pour continuer la kakistocratie. Je crois fermement qu’il y a un complot international contre Hayti et que c’est à travers la trahison, la corruption, l’immoralité et l’amoralité que les ennemis externes d’Hayti nous imposent leur dictat. Il faut une transition en Haïti pour mettre fin à la kakistocratie qui est le gouvernement des médiocres. Pour faire une mise en contexte, je vais citer l’ingénieur Luckner
Bayas qui a su mettre la main sur la plaie ; lisons ensemble :

« Depuis que la proposition de placer un Bureau des Nations Unies à côté de la présidence en Haïti a été révélée, nous protestons et appelons tous les Haïtiens à se mettre en croix face à cette violation de la souveraineté de la nation. Le bureau a officiellement commencé ses activités le 15 octobre de l’année dernière. Depuis lors, Haïti est plongé profondément dans l’abîme : le parlement a été dissous. L’Ambassade Américaine et le BINUH ont pris le relais et ont donné des directives au président pour l’accompagner dans un nouveau gouvernement illégalement formé. Enhardi par le soutien solide de l’ambassadeur américain et du BINUH, le président a suivi le cours dictatorial ces neuf derniers mois qui nous a conduit là où nous en sommes aujourd’hui. Tous ces faits peuvent être vérifiés dans les journaux (le Nouvelliste par exemple). L’ingérence et l’arrogance d’Helen LaLime, son parti pris envers le régime naïf actuel qu’elle manipule à volonté, son manque de sensibilité envers les Haïtiens qui ont conduit beaucoup à la qualifier de raciste, etc. Tout se passe sous nos yeux. Et pourtant, malgré tout cela, les Haïtiens restent indifférents comme s’ils étaient résignés à leur sort ; comme s’il n’y avait rien à faire. C’est bouleversant.

Nous sommes épuisés car nous sentons que nous avons fait tout notre possible pour attirer l’attention de tous sur ce danger pour Haïti. En plus de protester et de nous plaindre, nous avons fait des propositions sur la table pour examen. Nous invitons nos compatriotes à s’exprimer et à ne pas laisser les autres réfléchir et parler à leur place. Mais il n’est pas trop tard pour ceux qui ne comprenaient pas ce qui se passait, se retournent maintenant et soutiennent notre objection à la présence du BINUH en Haïti. Diverses rumeurs affirment qu’Helen LaLime est la force motrice du changement pour la constitution d’Haïti, et qu’elle a déjà le projet d’une constitution pour le pays dans sa poche (à la Franklin Delano Roosevelt). Que contient la boîte Pandore ? Qu’est-ce qui attend les Haïtiens cette fois ? L’Ile-de-La Tortue, La Gonâve, l’Ile-à-Vache, les Cayémites sont en péril ? La Navase est-elle retirée de la Constitution haïtienne ? Qu’en est-il de la protection des ressources naturelles et de l’environnement d’Haïti ? Pétrole, or, … ? Ces dispositions sont-elles supprimées ?

Une chose est sûre : tandis que les Haïtiens continuent de dormir, elle travaille vite. Regardez son rapport à l’ONU le 5 octobre. Êtes-vous révoltés par ce qu’elle a dit à propos du G9 ? Êtes-vous révoltés qu’aucune mention n’ait été faite du rapport final Petrocaribe ? Êtes-vous révoltés sur la façon dont elle a traité les choses pour le gouvernement ? (Son gouvernement ?) Avez-vous vu ce qu’elle dit sur le code pénal ? Quand Helen est-elle devenue plus haïtienne que les Haïtiens eux-mêmes ?

LE PLAN EST QUE LA RÉPUBLIQUE DOMINICAINE, SE BASANT SUR DES PROBLÈMES DE SÉCURITÉ POUR SON TERRITOIRE, DEMANDE À BINUH DE DEVENIR UN BUREAU PERMANENT DES NATIONS UNIES EN HAÏTI À L’AUDIENCE DU 15 OCTOBRE. D’AUTRES PAYS APPELENT À ÉLARGIR LE MANDAT DU BINUH, EN CITANT « LE BON TRAVAIL QU’IL A FAIT EN HAÏTI AU COURS DE LA DERNIÈRE ANNÉE ». !!! Quel bon travail ? »

Haïti est confronté à des problèmes endémiques qui peuvent être résolus ; mais il faut une certaine volonté, et c’est la société civile qui doit assumer ses responsabilités. Plusieurs organisations au sein de la société civile haytienne et dans la diaspora prônent une « Transition Fondatrice » (Collectif du 4 Décembre 2013). « Cette transition fondatrice implique certainement une rupture d’avec le passé, mais elle va plus loin, car elle propose en plus, un format créatif avec de nouvelles approches, l’établissement de critères de choix de personnalités, la définition du mandat de la transition, etc. » En quoi consiste la société civile ? Nous retenons ici la définition de la Banque Mondiale de la Société Civile : « Le terme société civile désigne le large éventail d’organisations non gouvernementales et à but non lucratif qui animent la vie publique, et défendent les intérêts et les valeurs de leurs membres ou autres, basés sur des considérations d’ordre éthique, culturel, politique, scientifique, religieux ou philanthropique. Le terme organisations de la société civile (OSC) fait donc référence à un vaste éventail d’organisations : groupements communautaires, organisations non gouvernementales (ONG), syndicats, organisations de populations autochtones, organisations caritatives, organismes confessionnels, associations professionnelles et fondations privées ».

Pour mettre fin à la « timounerie » des acteurs politiques qui n’ont aucune velléité réelle pour trouver une solution viable à cette crise qui prolonge depuis plus d’une trentaine d’années ; il faut bien que la société civile s’érige en arbitre pour mettre fin au système de kakistocratie en Haïti par une réforme fondamentale de l’Etat à travers un gouvernement technocratique. A partir du 7 février 2021, nous devons mettre hors-jeu les acteurs politiques qui sont contrôlés par les forces rétrogrades qui sont anti-changement. Il faut signaler que le pourrissement de la crise profite à cette classe politique surannée qui ne pense qu’à des intérêts claniques. L’opposition face au pouvoir en place savait qu’en 2011 Hillary Clinton avait imposé Michel Martelly ; mais elle n’a rien fait pour stopper l’avalanche de matières fécales déversées sur le pays de Jean Jacques Dessalines. Nous devons éradiquer de la terre d’Hayti la politique de « ôte-toi que je m’y mette » et le cynisme des acteurs politiques qui jouent à la chaise musicale. La menace d’une mission permanente pilotée par la République Dominicaine à travers le R2P (Responsabilité de Protéger) mis en place en 2013, est imminente ; et nous devons agir pour éviter qu’une mission permanente des Nations-Unies puisse s’établir en Haïti. Il y va de notre souveraineté. Notons qu’Haïti est toujours sous le chapitre 7 des Nations Unies. Les Nations Unies, l’OEA, la Communauté dite internationale ont échoué en Haïti ; et nous ne devons rien attendre d’eux. Le changement que nous attendons et que nous voulons en Haïti doit passer par un consensus entre les Haïtiens eux-mêmes. Que de propositions ont été paraphées par les acteurs politiques ! Il n’y aura jamais un Pacte de Gouvernabilité si nous laissons notre destin entre les mains des politiciens, des soit disant militants ; et des partis politiques qui n’existent que de nom.

Il y a trois grands axes qu’on doit considérer pour cette Transition Fondatrice :

1-      La fin du système de kakistocratie en Haïti par la refondation de l’Etat à travers un gouvernement technocratique et humanocratique.

2-      La fin de l’impunité en Haïti : Poursuites pour crimes contre la Nation et contre l’humanité.

3-      Punition et / ou pardon : réconciliation nationale

Nous tournons en rond en Haïti parce que nous avons remis notre destin entre les mains des acteurs politiques qui sont inconscients et contrôlés par la classe d’affaires rétrograde, qui elle-même est mandatée par les ennemis externes du pays. Est-ce que la société civile haïtienne va attendre un déchouquage sanglant pour défendre les intérêts du pays ? Que de compatriotes se sont sacrifiés pour contraindre les Nations Unies à mettre fin au mandat de la MINUSTAH ; est-ce que nous resterons les bras croisés et laisserons les pyromanes casseurs et briseurs de rêves de la classe politique faire le jeu de la République Dominicaine et des pays du CORE GROUPE qui veulent retourner avec une force militaire dans le pays ? L’heure n’est plus aux interminables palabres ; nous devons agir. J’interpelle les organisations de la Société Civile haïtienne à joindre leurs flambeaux en faisceaux pour projeter une lueur nouvelle sur l’écran d’Haïti. Hayti doit renaître de ses cendres. J’ai foi en la capacité de la société civile à mettre fin à cette « timounerie » qui a trop perduré. Nous avons assez d’intellectuels dans ce pays, la diaspora inclus pour mettre fin à la kakocratie en Haïti. Je souhaite qu’un jour, la loi électorale promulguée par le Conseil Electoral Permanent requerra qu’un parti qui compte envoyer un candidat pour le poste de président puisse avoir au moins 200,000 membres dument inscrits pour éviter la pullulation de partis politiques montés de toute pièce à des fins électoralistes.

Nous devons avoir honte que 34 ans après la dictature des Duvalier, nous n’avons même pas un parti politique viable qui soit capable de porter les revendications légitimes du peuple haytien et de matérialiser la vision humanocratique de notre père fondateur, Jean Jacques Dessalines. Cessons d’agir comme des bêtes sauvages dans la faune ! La Société Civile est la seule instance en ce présent moment capable de jouer le rôle d’arbitre pour stopper les forces ténébreuses qui veulent nous conduire à l’abîme. Chers compatriotes, chers frères et sœurs bien-pensants, quand est-ce que nous allons prouver aux racistes esclavagistes du monde que nous sommes à même de nous diriger ? Je vous laisse, chers compatriotes avec ces questionnements du Fondateur et Président de GRAHN-Monde, le Professeur Samuel Pierre :

« Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à la destruction de toutes ses vies humaines – innocents pauvres, innocents riches, innocents ni riches ni pauvres – sans pouvoir leur rendre justice ou mettre fin à cette furie mortifère ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à l’assassinat de nos héros de tous les temps, dans une parfaite impunité qui fait de chaque personne vivante une proie facile pour les meurtriers sans pitié ni états d’âme ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à la transformation du pays en un enfer où l’espoir d’un lendemain meilleur se dissipe de jour en jour pour ses paisibles citoyennes et citoyens?
Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, au départ massif de nos jeunes vers des cieux qu’ils anticipent plus cléments, parce que la société haïtienne n’est pas capable de leur fournir un brin de perspective d’avenir?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à la méfiance collective qui nous empêche de nous mettre ensemble pour trouver notre voie, un vivre-ensemble qui accepte nos différences, dans le respect des uns et des autres, tout en réduisant les énormes inégalités et l’injustice ambiantes ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, au sauve-qui-peut généralisé qui nous condamne à l’indifférence envers le sort des personnes en désarroi que nous croisons sur nos chemins et à qui nous refusons toute manifestation d’empathie ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à la dictature d’une minorité non inspirée ni inspirante, qui entraine une majorité silencieuse au découragement, à la faillite, au désespoir, à la peur, à l’abandon du pays, en enlevant toute valeur à la vie humaine ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à la détérioration de notre image collective, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, comme un pays incapable de se prendre en main et qui s’enfonce chaque jour davantage dans l’anarchie, l’insécurité et la pauvreté?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, au positionnement d’Haïti comme chef de file mondial des pays exportateurs de talents qui ne sont pas reconnus pour leur mérite, ni promus à cause de leurs compétences, ni valorisés pour leur savoir-être, ni protégés par la terre qui les a vu naître?

Jusques à quand allons-nous accepter, pays pauvres que nous sommes, que les familles investissent massivement dans l’éducation de leurs enfants pour qu’ils aillent, finalement, œuvrer au développement et à l’enrichissement de sociétés plus nanties que nous ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, aux assauts quotidiens portés à l’État de droit et à la lutte contre l’impunité, quand on sait que c’est la seule façon d’arriver à une société plus juste et plus vivable pour les citoyennes et les citoyens de toutes les classes sociales ?

Jusques à quand allons-nous accepter, impuissants, à ce que notre système judiciaire propage l’injustice et entretient l’impunité qui met en danger la vie de toutes les citoyennes, de tous les citoyens, même celle de nos plus éminents juristes ?

Jusques à quand allons-nous accepter, impuissants, que les porteurs de lumière soient lâchement abattus afin de maintenir – le plus longtemps possible et le plus grand nombre possible – dans une profonde obscurité qui compromet tout espoir de progrès social ?

Jusques à quand allons-nous assister, impuissants, à ce que le rêve du professeur Monferrier Dorval de maintenir Haïti dans la grandeur de son histoire disparaisse avec son départ tout aussi cruel que prématuré?
Jusques à quand?

Samuel Pierre
25 septembre 2020 »

Kerlens Tilus        10/12/2020

Snel76_2000@yahoo.com

Tel : 631-639-0844

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