Friday, October 16, 2020
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Flashback – Petro Caribe « Hébergement post-séisme du 12 janvier 2010 : $10 millions décaissés selon la Résolution adoptée le 13 mars 2013, mais seulement $5 millions versés à UCLBP, révèle la Cour

Tweet Vendredi 12 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Flashback–Comme dirait l’autre, les Tèt Kale (sous l’administration Martelly et Lamothe) ont fait leur beurre…

By Rezo Nodwes , in ACTUALITÉS , at June 13, 2020 Tags: , , ,

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Vendredi 12 juin 2020 ((rezonodwes.com))–Flashback–Comme dirait l’autre, les Tèt Kale (sous l’administration Martelly et Lamothe) ont fait leur beurre avec des milliers de sans-abris réfugiés à Tentes-Ville, à en croire le rapport de Petro Caribe rédigé par une institution d’Etat d’Haïti, la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux administratif. texte original publié le 19 juin 2019 sur les réseaux de Rezo Nòdwès.


La Cour des Comptes a souligné que « le programme d’hébergement qui aurait dû bénéficier d’un montant de dix millions et 00/100 dollars américains (USD 10,000,000.00) par la résolution du 13 mars 2013 mais c’était finalement le montant cinq millions et 00/100 dollars américains (USD 5,000,000.00) qui avait été versé à UCLBP pour mettre en œuvre ce programme«. Elle précise aussi qu’elle a retracé plusieurs irrégularités d’ordre administratives dans la gestion de ce contrat par l’UCLBP.

Dans un dossier, le proforma des travaux a été effectué pour HTG 20,570.00, pourtant le montant décaissé est de HTG 102,850.00, lit-on dans le rapport de la Cour des Comptes.

Mercredi 19 juin 2019 ((rezonodwes.com))–Il n’est pas étonnant d’entendre de nouvelles voix soulevées réclamant purement et simplement le rejet d’un rapport émis par une institution d’Etat, par le fait que toute vérité n’est pas bonne à dire au regard des « normes » établies.

Pour la mise en œuvre de ce programme d’hébergement post tremblement de terre du 12 janvier 2012, la Cour a retracé 12 contrats que l’UCLBP avait signés avec des firmes ou des particuliers et a relevé de nombreuses « irrégularités par rapport aux 3 contrats avec la consultante Marie F. PRUSSIEN (contrats 1, 2 et 3)« .

Pour la Cour, il y a eu fractionnement de ces 3 contrats pour favoriser la signature du contrat avec Mme Marie F. PRUSSIEN. Un tableau récapitulatif dressé a démontré « que les trois contrats ont le même objet et avaient été signé à l’intérieur de 6 mois. D’une valeur totale de cinq millions huit cent trente-sept mille six cent quatre-vingt-onze et 16/100 gourdes (HTG 5,837,691.16)« .

Le commissaires ont estimé que « pour se protéger d’être soupçonnée d’un quelconque favoritisme, l’UCLBP aurait dû regrouper ses besoins et procéder avant toute conclusion de contrat par consultation ou sollicitation des prix auprès de plusieurs fournisseurs ou consultants« . Cette irrégularité à la réglementation et aux bonnes pratiques, poursuit la Cour, est un frein pour favoriser la mise œuvre d’un projet de façon efficace et efficience et même de façon économique.

La Cour des Comptes, dans son audit, a pris le soin de remonter à l’utilisation des $5 millions alors qu’il en était question de $10 millions à dépenser pour soulager la misère de milliers de sans-abris, victimes d’une catastrophe naturelle, mais aggravée davantage par des présumés corrupteurs corrompus.

Pour ce qui est de l’autre tranche de cinq millions et 00/100 dollars américains (USD 5,000,000.00) versé à l’USBP, voici l’utilisation qui avait été faite par l’UCLBP, mentionne le document d’audit de 600 pages, très mal digéré par la bande à Jovenel Moise.

Dépenses effectuées pour la période allant du 1er octobre 2013 au 30 septembre 2018 :

Il convient de rappeler que le programme d’hébergement aurait dû bénéficier d’un montant de trois millions et 00/100 dollars américains (USD 3,000,000.00) en date du 28 février 2012 mais finalement, selon le constat de la Cour, c’était un montant d’un million huit cent mille et 00/100 dollars américains (USD 1,800,000.00) qui avait été versé à UCLBP pour mettre en œuvre ce programme en 2012, avant la seconde Résolution de 2013. Dans la documentation obtenue, la Cour n’a trouvé aucune justification pour une telle décision.

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