Friday, November 20, 2020
Ann ret konekte ak Peyi w


Covid-19: “Alerte rouge” , Pradel Henriquez apporte plus de précisions

Covid-19: “Je ne suis pas un ministre pompier, je suis un ministre de l’anticipation”, dixit Pradel Henriquez. Dans une entrevue…

By Pierre Emmanuella TANIS , in ACTUALITÉS , at November 18, 2020 Tags: , , ,

img

Covid-19: “Je ne suis pas un ministre pompier, je suis un ministre de l’anticipation”, dixit Pradel Henriquez.

Dans une entrevue accordée à Juno7, le ministre de la Culture et de la  Communication, Pradel Henriquez a précisé que l’expression “Alerte rouge”, présentée dans l’ensemble des notes du Ministère de la culture et de la communication apparaît toujours comme un clignotant, mais pas nécessairement pour lancer une nouvelle alerte rouge. “Il faut continuer à protéger nos populations contre elles-mêmes, pour qu’elles puissent respecter absolument les mesures barrières”, a déclaré le ministre à Juno7.

En effet, il n’est pas prévu de confinement en Haiti, explique le Ministre, il n’y a pas de panique en Haiti pour les mois d’octobre et de novembre 2020, si l’on en croit les chiffres officiels, poursuit-il.

Pradel Henriquez reconnait toutefois que la dernière note publique du Ministère de la culture et de la communication n’a pas assez rappelé qu’il s’agissait en réalité,  d’un survol sur la situation sanitaire en général, et en particulier, depuis la reprise des activités touristiques,  économiques, et culturelles, avec une préférence sur la période allant du 29 juin 2020 à cette semaine du 13 novembre 2020. A cette période précise, les chiffres officiels révèlent une évolution au 29 juin 2020, par exemple, de 105 décès à 232 décès,  chiffre qui n’ a pas bougé vraiment entre mi-octobre et début novembre 2020.

Le Conseil de Gestion de la Covid-19, coiffé par le Premier Ministre,  Joseph Jouthe, a toutefois recommandé qu’ à l’approche de cette nouvelle année fiscale, 2020 / 2021, et compte tenu, surtout,  des fêtes patronales,  des festivals, des bals, des concerts, de toutes les activités d’été écoulées, de relancer la campagne de communication ou de sensibilisation visant à poursuivre la lutte contre la pandémie de la Covid-19, a déclaré Henriquez à Juno7.

“Le Ministère de la Santé publique avec lequel je suis en contact étroit, a organisé cette semaine , à l’hôtel Montana,  dans le cadre de cette relance de la sensibilisation,  deux (2) journées de réflexions en atelier interne, avec comme perspectives de communiquer les résultats des travaux de cet atelier au grand public et à la presse”, a fait savoir le ministre.

Par ailleurs, l’ancien DG de la TNH a affirmé que dans le cadre de sa politique de communication visant à lutter contre la Covid19, il a décidé de gérer par anticipation,  puisqu’il s’agit d’une question de santé, et donc, d’une question de vie ou de mort.

Devant les négligences de la population  qui ignore depuis quelque temps, et presque complètement, l’existence de la pandémie,  alors que le monde entier est en état d’alerte,  il faut continuer à protéger nos populations contre elles-mêmes, pour qu’elles puissent respecter absolument les mesures barrières, tel que se laver les mains, porter un masque,  et appliquer la distanciation sociale, tout en restant toujours vigilantes.

Ceci permettra aussi, ajoute Henriquez, de consolider les acquis obtenus à partir d’efforts incroyables réalisés par le Chef de l’État, Jovenel Moïse,  le Gouvernement,  le ministère de la santé publique, les différents ministères,  et autres organismes,  en collaboration avec les experts, les cadres , les techniciens, les scientifiques nationaux et les cellules de travail.

Le ministre Pradel Henriquez a exhorté les institutions publiques, privés ou internationales, à éviter , en matière de communication, d’utiliser la méthode du double langage.

“C’est ou bien, la maladie existe dans le monde, ou bien,  elle n’existe pas. Ou bien, la pandémie existe encore en Haiti, ou elle n’existe plus. Ou bien,  la population doit se protéger,  ou bien, elle peut désormais reprendre sa vie normale”, soutient le ministre.

Et de poursuivre :” Il n’y a pas de demie-mesure en communication. Surtout, avec une population qui, en proie à des crises diverses , socio économiques, politiques ou culturels, choisit délibérément de vivre en marge du monde. Comme elle le fait d’ailleurs dans presque tous les autres domaines de la vie courante comme l’éducation, l’économie,  la stabilité, la technologie, la démocratie, le développement,  le respect de la loi, et des valeurs etc…La communication doit être constamment consciente de nos forces et de nos faiblesses tant culturelles qu’institutionnelles.”

En savoir plus:

17 Novembre 2002: manifestation antigouvernementale au Cap-Haitien

%d bloggers like this: