Sunday, November 22, 2020
Ann ret konekte ak Peyi w


Au moins 54 assassinats entre mai et juin dont 3 policiers, selon le RNDDH

Au moins 54 personnes sont assassinées en Haïti entre mai et juin parmi elles 3 policiers, selon un rapport du…

By juno7 , in ACTUALITÉS , at July 1, 2020 Tags: , ,

img

Au moins 54 personnes sont assassinées en Haïti entre mai et juin parmi elles 3 policiers, selon un rapport du RNDDH

Les mois de mai et de juin 2020 ont été des plus éprouvants pour la population haïtienne, avec des assassinats enregistrés un peu partout dans le pays, rapporte le Réseau National de Défense des Droits Humains affirmant qu’au moins 54 personnes sont mortes assassinées en Haïti en moins de 2 mois dont 3 policiers.

Les cas les plus récents, souligne le RNDDH, sont l’assassinat de Sébastien Petit et Nancy Dorléans, deux (2) danseurs portés disparus le 23 juin 2020 dont les corps calcinés ont été découverts deux (2) jours plus tard, soit le 25 juin 2020, sur une pile d’immondices, non loin de La Fourchette Restaurant, sis au Boulevard 15 octobre, Tabarre ; Norvella Bellamy et Daphney Fils-Aimé, deux (2) conjoints assassinés dans leur résidence, dans la nuit du 27 au 28 juin 2020, à Delmas 75(…).

“Ainsi, cinquante-quatre (54) personnes au moins ont été assassinées durant les seuls mois de mai et de juin 2020. Il s’agit là d’une situation préoccupante qui exige l’organisation de mouvements de protestation par la population haïtienne, victime chaque jour d’actes attentatoires à sa vie”,faisant référence au sit-in programmé le lundi 29 juin par Nou Pap Dòmi pour dénoncer le regain d’insécurité et la banalisation de la vie en Haïti. Sit-in qui a été violemment dispersé par des agents de l’UDMO, du CIMO et de la BOID à coup de grenades lacrymogènes.

Dans son rapport sur les événements du 29 juin, le RNDDH rappelle que les libertés d’expression et de réunion sont garanties par la Constitution Haïtienne en ses articles 28 et 31. “Ces libertés constituent des acquis et ne peuvent être foulées au pied par des apprentis dictateurs qui tiennent à tout prix à instrumentaliser l’institution policière”, poursuit le RNDDH condamnant énergiquement l’usage abusif de la force par les agents de la PNH. Il encourage le Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) à passer les instructions formelles pour le rétablissement d’un climat sécuritaire dans le pays.

A lire aussi :

%d bloggers like this: