Saturday, November 21, 2020
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Après avoir traité de corrompus les dirigeants de transition, Jovenel Moïse choisit deux d’entre eux pour élaborer sa nouvelle constitution et remplacer celle de 1987, qualifiée par lui de  »pacte de corruption »

Tweet Vendredi 30 octobre 2020 ((rezonodwes.com))– L’apprenti-dictateur, Jovenel Moïse, dans le dessein de rester au pouvoir au-delà de la date…

By Rezo Nodwes , in ACTUALITÉS , at November 2, 2020 Tags: ,

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Vendredi 30 octobre 2020 ((rezonodwes.com))– L’apprenti-dictateur, Jovenel Moïse, dans le dessein de rester au pouvoir au-delà de la date constitutionnelle du 7 février et pérenniser la domination de son clan sur Haïti, s’est lancé dans la périlleuse et anticonstitutionnelle tâche de jeter la constitution de 1987 à la poubelle, après l’avoir qualifiée de  »pacte de corruption », et d’imposer par la force de ses gangs et d’une police de plus en plus vassalisée une nouvelle charte accordant beaucoup plus de pouvoirs aux pantins placés au Palais National par l’international et les élites rétrogrades d’Haïti.

Pour donner l’illusion de n’avoir pas eu dans sa poche le document préécrit, approuvé par une nébuleuse composée de sponsors et de patrons, le monarque-président a nommé dans une commission-bidon cinq personnalités, pour la plupart avec un passé confirmé de béni-oui-oui.

Outre des personnages ayant déjà servi sous les ordres du Président Tet Kale II dans des commissions n’ayant jamais produit de fruits, on peut citer Me Boniface Alexandre et le général Herard Abraham.

Ces deux hommes  »politiques » ayant parvenu à leurs  »hautes fonctions » par d’autres voies et sans avoir jamais été évalués par les citoyens dans des élections, se touvent pourtant dans la liste des personnalités honnies par le Chef de l’État qui ne cesse de maudire ces requins incapables de se faire élire et qui attendent les périodes de transition pour prendre le pouvoir et s’enrichir à travers la corruption.

Me Boniface Alexandre et le général Herard Abraham ont d’ailleurs fait partie des plus hautes autorités de la transition post-Aristide (2004-2006) et ont été respectivement président provisoire et ministre des Affaires Étrangères.

L’ex nèg Bannann est définitivement un pesonnage assez paradoxal. Élu pour ses boniments sur la possibilité de faire prospérer le pays à travers l’agriculture, le fondateur d’Agritrans ne prononce plus jamais le mot  »banane » depuis son accession au pouvoir le 7 février 2017, préférant discourir sur d’autres lubies comme l’électricité et les routes.

Hier, chantre de la constitution de 1987, il se transforme en fossoyeur de la loi-mêre qu’il a juré de respecter et de protéger et n’hésite pas à la qualifier de  »pacte de corruption », sans daigner fournir d’explications.

L’apprenti-dictateur, qui s’est improvisé ingénieur, a été visé par l’ULCC, inculpé de corruption par le Parquet et est pointé du doigt par plusieurs rapports d’enquête du Sénat de la République et de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA).

Devinez qui accuse de corruption tous ceux qui osent critiquer son régime?

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