Tuesday, October 13, 2020
Ann ret konekte ak Peyi w


Accidents – Décapitations : La  »Dorvalisation » continue son petit bonhomme de chemin

Tweet Samedi 3 octobre 2020 ((rezonodwes.com))– Trop de sang a coulé, trop de cadres ont fui, trop de perte en…

By Rezo Nodwes , in ACTUALITÉS , at October 3, 2020 Tags: ,

img

Samedi 3 octobre 2020 ((rezonodwes.com))–

Trop de sang a coulé, trop de cadres ont fui, trop de perte en vies humaines, trop de bêtise, trop de gabegie. Trop, c’en est trop ! Haïti n’en peut plus !

Erreur ! On croyait à tort que l’imposteur diplômé de l’institut supérieur de l’usurpation mentait comme il respire. Non, l’ingénieur Moïse dans son manteau de petit faux dieu sait respecter et s’accrocher à certaines promesses.

Depuis sa campagne présidentielle entachée d’une myriade de malversations, jusqu’au vide institutionnel qu’il a créé à dessein pour se faire coiffer de petit dieu, l’ancien président a erré, leurré, déblatéré dans des promesses mirobolantes de constructions de routes, de téléphériques, écoles, campus universitaires, hôpitaux, ports, aéroports…

Dans sa caravane bananière onéreuse, souffrant des principes de contrôle, de supervision, d’analyse de faisabilité et d’efficience, il n’a pas su respecter ses promesses de mettre de l’argent dans les poches et de la nourriture dans les assiettes de la population. A contrario, il se dresse face à la population dans des crimes humains, financiers et de lèse-patrie quitte à mobiliser sa milice secrète et des mercenaires étrangers pour mettre des balles dans le cœur, la tête et les poumons d’un peuple déboussolé.

Les promesses de projets de justice sociale, d’amélioration des conditions de vies, de sécurité, de stabilité, d’accès au service de santé et à des infrastructures ont été vaines. D’ailleurs le budget souterrain, réservé à des familles et alliés aux têtes disloquées et aux cœurs vides d’amour qui assurent la sécurité des vies et des biens de ces dilapidateurs bien lotis en des biens mal acquis, réduirait les marges de manœuvres de  ces manœuvriers même dans un minimum minimorum au profit de la population désespérée.

Il tient ses promesses d’accidents et de décapitations

Dans les quatre points cardinaux et les quatre points collatéraux, pas besoin de lunettes pour percevoir que les promesses de l’atteinte d’un niveau de bien-être ne sont pas tenues. La caravane astronomique n’a accouché que d’une souris. Par contre, il n’y a pas longtemps que ce président indécent nous avait promis que des chasses, persécutions, diffamations, accidents, et décapitations seront réservés à ceux et celles opposés à sa gouvernance mazette et abracadabrante. Fidèle à cette parole cynique évoquée sans aucun gêne et sans aucun sens parabolique à l’enceinte même de la Maison Blanche locale badigeonnée de répugnance, l’ingénieur schizophrénique construit un édifice catastrophique où scintillent tous les types de phobie.

Péripéties dans les périphéries et les profondeurs de la capitale, dans les zones urbaines et rurales, les verbes interdits aux cardiaques se conjuguent matin midi et soir. Des assassinats en résidence, dans la rue, en groupe, en couple, en solo ; des cadavres jonchés sur les trottoirs, sans prénom, sans nom, de renom ; on en compte chaque jour. Les crimes sans mercis se perpètrent en série et en parallèle au vu et au su des bossus, des cuculs, des lèche-culs et des sangsues politiques installés à l’hypophyse des institutions clés de la cité.

Aucun respect pour la vie humaine, aucune révérence devant l’éminence et l’excellence, aucune déférence envers les enceintes inviolables, la machine mobilisée sous le règne de ce pouvoir sadique et cynique, est en branle pour humilier, sacrifier et exterminer les dignes filles et fils de la nation.

Hier encore, l’Ecole Normale Supérieure (ENS) a été le théâtre d’une scène horrible et inédite qui a vu le jeune Grégory Saint-Hilaire, un étudiant, un espoir et un jeune professeur, rendre son dernier soupir à la suite de projectiles reçus de la milice du pouvoir en place, à l’enceinte même de cet espace en théorie inviolable.

Anciens étudiants et éternels étudiants de notre état et de nos lieux de professeurs, nos cœurs sont arrachés, l’insomnie nous envahit, nos esprits sont choqués. Mais tabernacle ! Que cesse cette dégénérescence causée par la déviance, l’incompétence et l’insouciance trônées trop longtemps dans les plus hautes instances de notre république historique !

Mon peuple serait-il zombifié ?

Comme onze millions de dessins animés ou de zombis, nous rions, crions, souffrons, croisons les bras et vaquons à nos occupations, attendant notre tour dans ce détour apocalyptique engendré par des vautours politiques qui accélèrent la chute en enfer des valeurs intègres, des belles âmes et des ressources tangibles et intangibles de la société.

En dehors des normes et des règles de l’art, l’artisan de la dégénérescence érige en l’absence de débats, de consensus et d’approbation sociale un CEP Dermalog mort-né, pour gaspiller dans la risibilité et la vanité les maigres ressources dont dispose le pays. Mes adieux à Mésadieu !

Sans gêne, le capitaine inhumain dégaine sa rengaine de rancune, sa motivation et sa passion de rendre la vie dure aux idées protagonistes croisées sur son chemin. Chemin faisant, l’éminent professeur Dorval serait victime, pas la première ni la dernière, du dispositif de destruction massive des dialecticiens qui exigent que l’équilibre, le respect des lois et la logique guident les décisions d’Etat.

Ces pertes ne nous auraient pas tant affligés si elles étaient provoquées par la pandémie de la Covid. Mais, quand des jeunes, des familles, de vrais ingénieurs, des banquiers, des personnages de loi, des sommités nationales et internationales sont exécutés de manière si ignoble, même dans des surfaces en théorie stérilisées, c’est notre image de peuple qui périclite. Les nouvelles sont de plus en plus tristes ; en plus des douleurs en des deuils impromptus pour des familles victimes de cette grossesse politique ectopique en perdition, vont se résulter des maladies psychosomatiques particulièrement pour les âmes les plus sensibles.

Enchaînés, bouche bée, yeux fermés, tête baissée,  nous laissons faire ces malfaiteurs pervers et experts de la procrastination dans leur agenda de crucifixion des forces vives du pays. Que s’est-il donc arrivé à mon peuple ? Où sont passées notre sensibilité et nos émotions? Avions-nous bu le Prozium de la fameuse fiction « Equilibrium » ?

Comme toujours, malgré infiltration et connivence internationale, la date fétiche du 7 février est toujours imprégnée de l’esprit de nos défunts héroïques qui nous donnent toujours la force surhumaine de nous débarrasser des cons, espions et aliborons au timon des axes stratégiques de la nation. Nous savons clairement que ce régime ne survivra pas au-delà du 7 février 2021.

Mais, du train que ça va, nous ne pouvons et nous ne devons pas attendre trois à quatre mois de procrastination en des turbulences, persécutions et machinations qui rendront trop complexe l’héritage sauvage qui sera légué à la transition incontournable qui aura du pain sur la planche pour nettoyer les écuries d’Augias.

Le plus tôt sera le mieux. Trop de gabegie, trop de sang a coulé, trop de belles têtes en fuite ou décapitées, Haïti n’en peut plus.

Jeunesse, hommes, femmes et enfants de cette terre de fierté, du sang de Toussaint, Dessalines, Catherine Flon, Pétion et Capois, le temps nous appelle au rendez-vous. Nous devons prendre nos bâtons pèlerins pour brandir des cartes sur la toile, sur le macadam, à Pèlerin, devant les institutions et devant les ambassades pour exiger que cessent la bêtise et l’imposture répugnante qui siègent sur nos fauteuils prestigieux et qui nous ont basculés dans un naufrage titanique.

Sortons de ce froid glacial en ramant et en nous fouettant les fesses de quelques tapes salvatrices. Nous devons accepter de vivre libre, dans la paix et la décence au lieu de mourir dans la zombification et l’indignité.

« Vox Populi, Vox Dei » !

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com

%d bloggers like this: